Ecolo-bricologiste sympathique
mais trop brouillon et explorant trop de directions pour qu'il soit
possible de résumer, même succinctement, l'ensemble de son apport
à l'ensemble des arts, des sciences, des techniques et de la pensée
moderne belge.
En 1962, il écrit une
chanson "anti-chasse" très engagée qu'il propose à Julos Beaucarne
et Dick Annegarn. Devant leur refus poli, il ose aller la chanter
lui même à Radio Télévision Luxembourg, où elle connaît une gloire
éphémère. Tout le monde se souvient sans doute de ce refrain, "Et
moi je dis : Hélas ! / Quand tu tires la chasse / Où cela s'en va
/ Tu n'y réfléchit pas..." qui accompagnait une publicité pour
le papier Lotus. Il compose une autre chanson pour de la bière,
en 1964 et demi. En 1975, il emménage dans une péniche avec laquelle
il entreprend le tour du monde. Il échoue sur la plage d'Ostende
et transforme pour l'été son épave en cabane à frites. Expulsé par
les policiers au motif qu'il ne peut présenter son permis de construire,
il s'en revient à Bruxelles. Là, il exécute de nombreuses peintures
à l'huile dont il avait quelques bidons de reste. Glissons rapidement
sur son "traité de la raison déraisonnante" et ses cours
de "politique d'aménagement des rives des canaux pour la coexistence
des anisoptères (libellules) et des phryganes (insectes dont les
larves sont aquatiques)". On entend à nouveau parler de lui
en 1998, alors qu'il dépose auprès du gouvernement belge un ambitieux
projet de pistes cyclables en "authentiques pavés bruxellois".
Aux dernières nouvelles,
Albert Wazembeek Van Brouk dessinerait une nouvelle collection de
shorts molletonnés pour les cyclistes.