Ecrivain français aux
nombreux talents, notamment essayiste, pamphlétaire, journaliste
d'investigation (1).
Le papa et la maman
de Norbert Petilleau ayant aimablement acheté par souscription
35 exemplaires
de notre dictionnaire "Le Grand Bébert" dont 5
en version danoise, qu'ils en soient ici remerciés. Et c'est avec
plaisir que nous présentons la prose de leur fils dans les quelques
lignes ci-dessous. On y sent pointer un réel talent polémiste qui
n'est pas sans rappeler, dans un genre différent, celui du grand
Victor Hugo.
Norbert Pétilleau fait
le procès à charge des ascenseurs énergétivores, "ces dévoreurs
d'électrons qui se multiplient comme des moucherons".
"En effet, poursuit-il page 523 de son lourd dossier technique,
pourquoi ne pas envisager de construire des ascenseurs fixes
? Autrement dit des ascenseurs stables et économes ? Absolument
sans danger, faut-il le préciser ?" A cause de stupides contraintes
techniques, nous avons du alléger quelque peu le
texte qu'il nous a remis. Cela ne se fit pas sans grands déchirements
au sein de notre rédaction, 35 exemplaires ce n'est pas rien, mais,
avis aux amateurs, vous pouvez commander directement ce dossier
auprès du nouveau mousquetaire de la littérature (2).
Voici donc les meilleurs
extraits :
"Avec ce système,
finies les attentes interminables à scruter dans le noir des couloirs
délabrés la petite lumière vacillante censée indiquer la position
précise de la cabine, mais dont tout le monde sait désormais qu'elle
n'est qu'un leurre destiné à nous rassurer sur la supériorité de
la technique. Finies les pannes et les jaillissements d'angoisses
incommensurables pour les malheureux perdus quelque part dans le
no man's land vague et vertical qui commence au delà du troisième
étage et peut aller jusqu'au vingt-deuxième, pour peu que l'immeuble
soit suffisamment haut. Fini le bruit, le stress et la pollution
provoqués par les fourgonnettes "SOS dépannages d'ascenseurs" garées
n'importe comment sur les trottoirs".
M. Petilleau poursuit avec la même fougue sa brillante analyse tout
au long des huit cent cinquante huit premières pages de son excellent
article. Puis, sur les à peu près six cent dernières, il défend
son idée fixe d'ascenseur fixe avec force détails convaincants et
croquis très explicites dont nous vous faisons grâce. Voici la conclusion
de son enquête, qui témoigne d'un esprit enthousiaste mais sachant
néanmoins rester pragmatique :
"Mais, car il y a un mais, l'ascenseur fixe présente quand même
un petit défaut. Qui n'en a pas ? Ce défaut, il me faut vous l'exposer
franchement. Ou plutôt, pour vous en faire la révélation, il me
suffit de poser deux questions :
1. Comment atteindre un étage supérieur ou inférieur à partir de
l'A.F.P. (Ascenseur Fixe Pétilleau) ?
2. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ?
Mais à tout problème qui semble insurmontable, tôt ou tard l'intelligence
humaine trouve une solution. Je crois à l'évolution technologique,
alliée objective du progrès. Un jour viendra, pas si lointain, où
les ingénieurs architectes seront capables de faire monter et descendre
sur vérins un immeuble entier de plusieurs milliers de tonnes. L'ascenseur
fixe pourra alors desservir tous les étages, démontrant sa réelle
utilité sociale".
1
Ses innombrables écrits sont en étude pour éventuelle publication
chez notre éditeur. (retour)
2
Norbert PETILLEAU, chez Mr et Mme André PETILLEAU, BP 131, 77567
AROZOIR LAFFAIRE-HIER. Travail littéraire et création libre sur
commande. Tarif à la page ou à la ligne, dégressif par quantité.
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