Nom qui aurait
normalement du être celui de la France* si un imbécile n'avait pas
effacé la barre en bas de la première lettre.
(*) France :
état d'Europe Occidentale situé à l'intérieur d'un triangle
dont les trois pointes sont la Norvège, le Vénézuela et l'Egypte.
Sup. 549 075 km2 (+ 928 km2 à marée basse).
60 346 000 habitants (environ).
Cap. Paris.
Les habitants de la France s'appellent les français, sauf les femmes.
Et sauf aussi le jardinier de Mitry la Ronflette : lui, sa pelle est
cassée.
La France est
un beau pays, le plus beau sans doute de tous les pays situés entre
les Vosges et les Pyrénées.
La France est un pays varié. Jamais on n'a vu dans un autre pays de
549 075 km2 une telle variété de paysages et de produits du terroir.
Nulle part ailleurs au monde, on trouve autant de sortes de casquettes
auvergnates. Mais ce n'est pas tout. Pour celui qui a l'âme fouineuse
et un moyen de locomotion dont il peut user librement pendant ses
vacances, des trésors insoupçonnés l'attendent tout au long des belles
routes de France : des montagnes de toutes les formes; des collines
de toutes les formes également (quoiqu'un peu plus arrondies); des
prés; des vaches dans les prés; de l'herbe ruminée dans les vaches;
des talus, voire même des fossés; des falaises; des dunes; des ruisseaux
avec des galets dedans; des mémés qui attendent le Tour de France,
assises devant le seuil de leurs noires maisons rayées par le passage
des camions fumants qui sillonnent toute l'année les si beaux paysages
de la France profonde; des sauterelles qui sautent; des lapins qui
lapent; des poissons qui poissent dans des rivières boueuses et des
fleuves humides; des ponts qui les enjambent allègrement avec des
facteurs qui passent dessus en vélo et en sifflant, puis s'en vont,
moustache au vent, vers des villages pimpants; des banlieues radieuses;
des villes chargées d'Histoire; des zones industrielles dynamiques;
des autoroutes; un morceau de saucisson tombé là par terre, sans doute
a-t-il chu d'un sandwich, il a un peu de beurre sur le côté, tiens
quelques fourmis l'escaladent déjà; des aéroports; des poteaux téléphoniques;
des lignes à haute tension qui égaient joliment la campagne de leurs
zig-zag métalliques au bourdonnement sourd; des châteaux forts ou
pas forts, en ruines ou pas en ruines, qui se visitent ou se visitent
pas, on a vraiment le choix; des bocages; des belles cages; des fabriques
de bonbons, des bonbonnes et des bonnes bonnes; des vignes qui donnent
des vins admirables ou très buvables; des forêts feuillues où, l'automne
venu, le chasseur frustré s'amuse à tromper la vague errance de sa
vie en effrayant le promeneur saugrenu; des affiches publicitaires;
des barrières rouillées; des fils de fer; des pissenlits et des chardons;
du macadam et du goudron; et la liste n'est certainement pas complète,
ce qui prouve bien l'immense variété des paysages français.